Dans une habitation existante, plusieurs vérifications sont nécessaires avant d’isoler. Assurez-vous que les éléments de charpente sont sains et secs, que la couverture est en bon état et parfaitement étanche. S’il y a un écran sous toiture souple ou dur, vérifiez s’il est nécessaire ou non de créer une lame d’air continue, de la gouttière au faîtage, entre l’écran et l’isolant.
Évitez de dissimuler les boîtes de dérivation électriques sous l’isolant, elles doivent rester accessibles. Dans les combles perdus, si des gaines cheminent sur le sol, passez-les au-dessus de l’isolant lors de la mise en œuvre de l’isolation. Autour d’un conduit de fumée, respectez une zone incombustible de 16 cm avec tout élément de charpente. Utilisez un isolant nu et incombustible.
L’isolation des combles perdus est la plus facile à mettre en œuvre et à la portée de tous. Cependant, dans le cas d’un isolant soufflé, une machine spécifique est nécessaire.
En revanche, ces solutions condamnent l’utilisation du comble, même pour le stockage. On peut prévoir éventuellement une circulation pour vérification de la toiture. Ce peut être une solution d’attente pour un aménagement futur du comble, en partie habitable, les éléments isolants seront faciles à retirer.
L’isolation s’effectue avec des isolants en panneaux ou en rouleaux, en une ou deux couches selon les performances souhaitées. Posez l’isolant horizontalement sur le plancher, qu’il soit en béton, maçonné ou léger en bois. Dans le cas de fermettes, le support est un plafond léger rapporté.
N’oubliez pas d’isoler la trappe d’accès aux combles afin de ne pas créer de point froid et un risque de condensation. Si l’accès s’effectue par un escalier, prévoyez une ou deux portes afin de limiter les déperditions thermiques.
Sur un plancher béton ou maçonné, on considère que le parement situé sous le plancher (enduit ou plaques de plâtre) assure l’étanchéité à l’air. Néanmoins, tout percement doit être obturé avec un mastic.
La pose d’un pare-vapeur sur le plancher avant la mise en place de l’isolation n’est pas nécessaire, sauf dans trois cas :
- Si l’habitation se trouve en zone très froide,
- Si un plancher bois est posé sur l’isolation,
- S’il existe un écran sous toiture non ventilé en sous-face.
L’isolation entre solives ou fermettes
Dans les constructions récentes de plain-pied, le plancher haut est souvent inexistant. Il faut dans ce cas installer un plafond rapporté sous les fermettes. Le système est simple, économique et rapide à mettre en œuvre. Cette solution est possible également pour l’isolation directe entre solives, en l’absence de plancher haut.
Dans ce cas de figure, une barrière pour l’étanchéité à l’air est obligatoire, avec pour rôle également de freiner le transfert de vapeur d’eau qui n’est pas assuré par les plaques de plâtre du plafond.
Vous pouvez utiliser des systèmes de suspentes isolantes prévues pour la fixation du pare-vapeur ou des suspentes classiques. En règle générale, l’isolant peut être mis en œuvre par le dessous du plancher.
La première étape consiste toujours à installer les rangées de suspentes sur les entraits des fermettes. Plusieurs solutions sont possibles pour la pose d’une membrane pare-vapeur. Avec des suspentes métalliques classiques, on pose l’isolant, les lignes de fourrure, puis on installe le pare-vapeur collé aux doubles faces sur les fourrures. On réaliser ensuite l’étanchéité au niveau des parois verticales au mastic d’étanchéité et entre les lés à l’adhésif.
Cette solution présente deux inconvénients : les suspentes peuvent créer des ponts thermiques ponctuels et, si l’on doit poser des gaines électriques, elles passeront du côté chaud de l’isolant, entre celui-ci et le pare-vapeur.
De plus, tout passage dans le pare-vapeur doit être étanché, ce qui augmente les risques de fuites d’air.
