Longtemps oublié en construction écologique, le plâtre est vraisemblablement à l'aube de sa deuxième vie.
Le plâtre requiert une faible énergie grise à la fabrication, ne présente pas de retrait, sèche rapidement, est réellement utilisable, très plastique, collant, perspirant et ignifuge. De nombreuses qualités concentrées en un seul produit !
Quelques nuances doivent pourtant être apportées...
Les plâtres industriels ont été conçus pour pouvoir être utilisés universellement. Ils sont donc souvent adjuvantés, retardateurs de prise, fongicides... Le coût d'un enduit ou d'un isolant au plâtre est plus élevé que celui d'un enduit à la chaux et nettement plus que celui d'un enduit à la terre. Le temps de séchage se transforme en faiblesse pour quelques amateurs qui trouvent difficilement le subtil équilibre entre phase liquide et phase solide.
Pour choisir le bon produit, nous dirons que :
* le plâtre basique et le moins cher, est fréquemment celui qui est le moins adjuvanté. Toutefois, son temps de séchage est très rapide. Il est surtout utilisé pour le moulage ou la maçonnerie.
* le plâtre gros est un plâtre brut de four. Il est utilisé en enduit isolant, dans la première couche d'enduit ou pour dégrossir les murs très irréguliers, en extérieur et également en décoration pour la création de fausses pierres. Pur, en mélange avec du sable ou de la chaux, ou en mélange avec les deux, il s'applique également à l'extérieur, à condition que les murs soient protégés du ruissellement vertical.
Certains mélanges sont fabriqués sur mesure, selon le type de chantier, ce qui réduit au minimum les adjuvants inutiles et parfois polluants.
Il faut savoir que le plâtre est ignifuge. Lors d'un incendie, le plâtre recuit à 150°C. Endothermique, la cuisson absorbe une partie de l'énergie des flammes et peut de ce fait ralentir l'incendie.
