Dans l’agencement intérieur, l’implantation des cloisons vitrées permet de séparer les pièces en maintenant une communication visuelle qui préserve l’ampleur des volumes.
Pour gagner de l’espace et faire circuler la lumière, les cloisons vitrées sont essentielles dans les petits volumes. Elles facilitent la communication orale autant que visuelle, un atout majeur au profit de la convivialité.
L’éclairement d’un espace de vie sans fenêtre ne pose plus de problème dès lors qu’il peut être associé à une pièce attenante naturellement éclairée. C’est le cas des couloirs, de certaines cuisines, des petites salles de bains ou des bureaux que l’on aménage chez soi. L’intégration d’une verrière ou d’une fenêtre dans la cloison opaque qui sépare ces deux pièces offre une impression d’espace et supprime tout effet d’enfermement.
Entre une cuisine et le séjour
Les avantages à séparer la cuisine et le séjour par une cloison vitrée sont de taille. D’une part, la cuisine bénéficie d’un apport de lumière dont elle pouvait manquer auparavant. D’autre part, en réunissant deux volumes (tout en préservant leur indépendance), on gagne de l’ampleur dans tous les sens du terme : perspective dégagée, volume agrandi, convivialité assurée… Aucune contrainte particulière ne s’oppose à ce type de projet, à condition de le concevoir avec bon sens.
En fonction de la configuration de la cuisine, on peut envisager une porte de communication dans la cloison vitrée et supprimer l’accès d’origine (par un couloir) pour faciliter l’aménagement de la pièce. La porte supprimée crée un adossement supplémentaire pour du mobilier ou un appareil électroménager. Mieux : si la cuisine est desservie, à l’origine, par une porte latérale au fond d’un couloir, il est peut-être envisageable de récupérer de la surface dans le couloir en réduisant sa longueur.
Entre un couloir et le séjour
Rares sont les couloirs dotés de fenêtres ! Ces lieux de passage qui desservent les pièces n’ont alors aucune autre fonction, autant dire que c’est purement de la place perdue. Une grande ouverture vitrée donnant sur le séjour modifie les perspectives. Le couloir paraît raccourci, il bénéficie d’un éclairage naturel et semble appartenir au séjour lorsqu’on se tient dans celui-ci, ce qui, en conséquence, lui donne du volume.
Entre une chambre et sa salle de bains
Si la chambre dispose de sa propre salle de bains, une cloison vitrée intermédiaire compose avantageusement le manque de volumes impartis de chaque côté. L’absence de fenêtre dans la partie salle de bains justifie pleinement ce mode d’implantation. L’intimité peut être préservée par des stores sur enrouleur ou à lamelles.
Entre une chambre et le bureau
Pour organiser un espace de travail, il faut parfois empiéter sur une pièce de vie, la chambre par exemple, mais le confort de celle-ci en pâtit et le désordre menace… Pourquoi alors ne pas envisager une cloison vitrée pour séparer ces deux secteurs ? Côté bureau, l’absence de fenêtre sera compensée par le vitrage traversé par la lumière provenant de la chambre.
La structure métallique d’une verrière
L’esprit verrière est accentué par une ossature métallique. Celle-ci se réalise au moyen de fers en « T » de 35 mm et de cornières hautes et basses de 35 ou 40 mm, en acier. Les assemblages sont soudés, ce qui implique, pour éviter les surépaisseurs, d’éliminer soit l’arrière du « T », soit l’aile de la cornière. Ainsi fabriqué, le châssis est dressé sur le soubassement, et s’y fixe par vissage à travers la cornière.
Après le vissage de la cornière dans le plafond à travers des cales, le jour est rempli de mousse de polyuréthane et d’enduit. L’écart entre les montants est en moyenne de 35 cm.
Les vitrages se posent en font de cornière sur un joint en caoutchouc qui amortit les vibrations. Ils sont maintenus par des parcloses en tube carré vissées. Cette finition est plus élégante que le mastic de vitrier traditionnel, à réserver plutôt en usage extérieur, sur des bâtiments annexes à une maison d’habitation.
